Voici une des étapes qui peuvent s'avérer parmi les plus difficiles.
Un deuil à traverser, une maison à vider, des années de vie à trier et des souvenirs qui remontent sans cesse.
Parfois, on a le temps. On peut avancer doucement, à son rythme.
Dans d'autres situations, ça ne peut pas attendre : il y a une date butoir, une maison à vendre, un logement à rendre…
Et le moment du tri est là.
Par où commencer ?
Peut-être par ce qui te semble le plus simple : la salle de bain ou la cuisine.
Se débarrasser des produits qui ne seront plus utilisés.
Des affaires trop vieilles pour être données.
De ce qui est cassé.
Puis écouter ton ressenti :
Qu'est-ce qui serait le plus léger maintenant ?
Peut-être laisser partir les vêtements ?
Peut-être faire un gros tri dans les papiers ?
Chaque petit pas effectué dans la légèreté peut doucement te montrer le suivant.
Le dernier vêtement t'invitera peut-être à passer à la vaisselle.
La dernière tasse à café te mènera peut-être vers les albums photos.
La dernière photo t'emmènera peut-être vers les coffres à bijoux.
Le dernier bijou t'emmènera peut-être vers le tiroir de la collection de timbres.
Petit à petit, tu avances.
Il y aura des moments où tu auras entre les mains des objets dont tu ne sauras absolument pas quoi faire.
La photo de ton propre mariage — alors que tu as divorcé depuis.
L'écharpe préférée de papa.
Le mug préféré de maman.
Des objets qui étaient chers pour eux mais qui, pour toi… peuvent être lourds.
Avant de décider quoi en faire, tu peux te poser cette question :
« Est-ce que je crois que je déshonore mes parents en me débarrassant de cet objet ? »
Puis observe ce qui se passe en toi.
Est-ce que ton corps se contracte ?
Est-ce que la culpabilité se pointe avant même que tu aies décidé ?
Est-ce que la peur de te tromper te rend visite ?
Peu importe, dans un premier temps, si tu choisis de garder l'objet ou non.
Ce qui compte peut-être davantage, c'est de comprendre d'où vient ton choix.
Est-ce que tu le gardes avec joie, parce que cet objet illumine tes yeux et te rappelle de bons moments ?
Ou est-ce que tu le gardes dans la contraction, comme si tu étais devenue la gardienne des loyautés familiales ?
Ce n'est pas tout à fait la même chose.
Au fur et à mesure que tu avanceras dans le tri, tu apprendras aussi à mieux reconnaître tes propres signaux.
Ça, oui.
Ça, non.
Ça, à donner.
Ça, à jeter.
Ça, à vendre.
Et si ça bloque, reviens vers la légèreté.
Continue par ce qui est simple pour toi.
Ce qui allège le tri.
Ce qui rend l'ambiance un peu plus respirable.
Ce qui te permet de regarder ton passé avec tendresse, sans pour autant devoir tout emporter avec toi vers l'avenir.
Si tu ressens le besoin d'en parler ou d'être soutenue, je suis là. Tu peux m'envoyer un message. Parfois, traverser cette étape en compagnie peut rendre l'expérience un peu plus légère.
Contacter Isabelle