Tu as commencé ton tri et tu te retrouves face à une montagne de décisions.
Qu'est-ce que je garde ? De quoi je me débarrasse ?
Cinq pantalons, c'est assez ? Je devrais plutôt en garder huit ?
Deux tire-bouchons ? Ou un seul, ça suffit ? Mais… et si je le perds ?
Et te voilà paralysée, sans savoir où donner de la tête.
Ou, au contraire, à jeter presque automatiquement, sans être vraiment sûre de tes choix.
Je te propose un autre regard.
T'ancrer dans le présent. Là, à cet instant.
Respirer profondément.
Et te poser une seule question :
Est-ce que cet objet est vivant pour moi, là, à cet instant ?
En général, c'est assez simple à reconnaître.
Tu l'adooooores.
Ou tu l'utilises au quotidien.
Tu penses à lui parce qu'il est pratique.
Tu t'aperçois que tu le regardes ou que tu le touches simplement parce que tu l'aimes énormément.
Il y a un certain plaisir associé à cet objet, que ce soit pour l'utiliser ou simplement pour le regarder.
Et tu t'apercevras peut-être que des objets vraiment vivants… tu n'en as pas des masses.
Il y aura probablement une grosse partie qui sera plutôt du genre :
« Bof… je mets ce t-shirt parce que je n'en ai aucun qui soit vraiment vivant, mais il ne me plaît pas plus que ça. »
Et c'est là que le tri peut coincer.
Parce que des t-shirts, tu en as besoin, évidemment.
Mais ceux que tu as… bof.
Dans ce cas-là, je te propose de garder uniquement ceux qui sont en très bon état et qui te vont vraiment bien.
Les abîmés, les vieillots ? Grand maximum un ou deux pour le bricolage.
Et basta.
Tu rencontreras aussi des objets qui te font presque mal au cœur.
Le cadeau que tu gardes parce que tu te sentirais coupable de t'en débarrasser.
Un objet qui appartenait à un être cher qui est parti, mais qui, pour toi, n'a pas vraiment d'utilité.
Des photos de ton « ancienne vie » que tu regrettes un peu.
Des objets que tu aimerais utiliser… mais que, finalement, tu n'utilises jamais vraiment.
Avec ceux-là, je te propose une autre approche.
Prends l'objet dans tes mains.
Respire.
Et laisse les pensées et les émotions remonter.
Si ça pique trop, prends un papier et écris simplement tout ce qui apparaît en toi lorsque tu regardes ou touches cet objet.
Plus tu laisseras sortir ce qui était enfoui en toi, plus il deviendra simple de prendre ta décision.
Enfin, il y aura des objets pour lesquels la réponse sera évidente.
Donner. Recycler. Vendre.
Peu importe.
Un seul conseil :
fais-les sortir de chez toi rapidement.
Plus ils resteront là, dans un sac au milieu du couloir ou dans un carton « à donner » pendant trois mois, plus tu risques de commencer à renégocier avec toi-même.
Quand c'est parti…
c'est parti.